LE VOILIER

Notre Moody 376 de 1990 avait été parfaitement entretenu par son ancien propriétaire, Mr Williamson.

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Elusive Butterfly au port du Légué. Saluons au passage la gentillesse et le professionnalisme de l’équipe du port.

Un peu moins de 38 pieds, environ 8 tonnes, une coque GRP de bonne épaisseur, une construction robuste par Marine Projects (Plymouth) sur des plans Bill Dixon, certifié  Lloyd, voilà qui est parfait, et à un prix abordable, pour notre programme de navigation. Quelques équipements complémentaires étaient à prévoir sur ce bateau qui ne faisait jusque là que de la croisière côtière.

  • le pilote : après quelques traversées du Golfe de Gascogne, nous avons conclu à l’insuffisance du pilote automatique Raymarine de barre à roue, trop léger pour les grandes traversées, bruyant et consommateur d’énergie. Entre un pilote automatique in board et un régulateur d’allure, le choix a été mûri : simplicité technique et non consommation électrique. Le vent pousse le bateau, le vent le dirigera ! Mais quel régulateur ? Le choix principal était entre un régulateur renvoyé sur la barre à roue et un modèle autonome. La configuration du bateau avec cockpit central nous a fait préférer la seconde option. L’Hydrovane s’est révélé un excellent choix avec deux atouts supplémentaires : la barre principale reste au repos et l’Hydrovane peut servir de safran de secours.
  • l’électronique : nous avons confié à l’excellente et sympathique équipe de TEEM (Pordic) la reconfiguration complète du dispositif. Les instruments dont était équipé le bateau (Navman) commençaient à donner des signes de faiblesse. Il ont été remplacés par du Raymarine. Nous avons profité du remplacement de la VHF pour lui adjoindre un transpondeur AIS (ICOM) ; bien recevoir est indispensable, émettre est un élément de sécurité (nous avons souvent croisé des bateaux qui n’émettaient que lorsqu’ils recevaient notre position…).  L’ancien Navtex (NASA) a été réformé au profit d’un e-navtex Nav6 renvoyé sur le PC du bord,  fourni par ROM arrangé. Nous souhaitions aussi un téléphone satellite pour rassurer ceux restés à terre et recevoir les fichiers Grib. Le choix s’est porté sur un Iridium 9575, étanche et facile à emporter en cas d’urgence.
  • l’énergie : Les deux petits panneaux solaires collés sur le pont arrière, soit 90W, nous avaient bien rendus service pour maintenir les batteries en charge et faire fonctionner les instruments de base. TEEM a installé en plus, sur un portique MPI, deux panneaux de 100W et une éolienne SUPERWIND et remplacé le parc de batteries : trois batteries de service AGM, une batterie moteur sous la couchette du propriétaire et une batterie dédiée au guindeau, placée sous la baille à mouillage. Nous avions un temps envisagé une hydrolienne mais la vitesse de coque (V=2,43*racine carrée longueur flottaison, soit 7,5nds) ne semblait pas justifier un tel investissement : tous instruments et frigo allumés 24/24, le parc n’est jamais descendu à moins de 80% en fin de nuit, sur une traversée de 8 jours au portant.
  • le gréement : l’ensemble, vérifié et réglé par Technique gréement, est en très bon état, il faut dire que le haubanage est sur-dimensionné sur ce bateau.
  • le carénage : nous avons mis la coque à nu par sablage et mis en œuvre l’ensemble du protocole recommandé par Marcus industries (Plérin) avec des produits Jotun, 7à 9 couches quand même… Non sans avoir fait faire un test d’hygrométrie de la coque, qui s’est révélé étonnamment favorable pour un voilier de près de 30 ans. 

  • le moteur : c’est un Thornycroft (base Mitsubishi) T95 de 39CV totalisant moins de 1000 heures depuis refit. L’analyse par IESPM a confirmé tous les voyants au vert ! L’été précédent, le moteur avait eu une fâcheuse tendance à s’arrêter (quand on en avait le plus besoin, comme toujours…). Un changement complet du circuit d’alimentation gazole a eu raison de cette mauvaise humeur (une micro fuite probablement).
  • la sécurité : changement du radeau de survie (Plastimo), achat d’une balise (ACR globalfix v4), d’une balise de détresse individuelle (MyAIS), pour le reste le bateau était équipé (perche IOR, lignes de vie etc).
  • les voiles : le bateau était équipé d’une GV (27m2) à enrouleur que nous avons gardée. Il peut y avoir des inconvénients mais cela offre un certain confort en navigation. Le génois (50m2) sur enrouleur est en bon état et le spi asymétrique à chaussette est d’une simplicité d’utilisation très appréciable. Nous avons ajouté un étai largable et fait réaliser une trinquette à ris de 21m2 par Technique Voile. Le tourmentin d’occasion de 8m2 est pour l’instant resté en soute.
  • l’eau douce : les deux réservoirs, placés sous les banquettes du carré, totalisent 250 litres d’eau, ce qui peut suffire à une traversée de l’Atlantique à deux mais se révéler un peu juste si l’équipage s’étoffe, où si un mouillage se prolonge… Alors ajouter des réservoirs (mais où ?) ou s’équiper d’un dessalinisateur ? Un petit dessalinisateur (Katadyn survivor 40E) a trouvé place dans un petit coffre. Il présente une bonne fiabilité et une consommation électrique raisonnable, 4A et 5 litres à l’heure.
  • l’annexe : choix radical, nous avons laissé l’annexe et son petit (et vraiment capricieux) moteur à la maison, pour ne garder à bord qu’un kayak gonflable (Gumotex), beaucoup plus efficace et permettant de belles et silencieuses balades aux mouillages, et sans polluer !

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