Cap au Sud

Béquia, Mustique, Canouan, Mayreau,
Après la traversée, la monotonie de la galette liquide un peu agitée, la découverte de territoires et d’environnements paradisiaques : les photos de magazines ne réussissent pas à traduire la beauté de ces sites. Les dégradés de bleus, du bleu profond au bleu turquoise presque fluorescent, les lagons, fond sablonneux, blancs, la barrière de corail et derrière, la profondeur de l’océan.


Arrivée à Béquia, au petit matin, dans l’Admiralty Bay devant Port Elizabeth, nous nous amarrons à une bouée indiquée par notre « guide », le lève-tôt de la baie, qui nous a pris en charge bien avant l’arrivée sur zone pour nous amarrer à l’une de ses bouées. Contrairement en France ou les marinas sont gérées par des entités uniques (la plupart du temps publiques), ici chaque personne autorisée gère quelques bouées pour son propre compte. Le choix de l’emplacement reste donc limité au risque de froisser le premier autochtone rencontré. Et c’est pas bon pour la suite. En somme, c’est comme à la sortie du train, on ne choisit pas son taxi ! Tous les services flottants défilent pour proposer qui du pain, qui de l’eau, de la glace, du gazole, des poissons, des langoustes et même le service de blanchisserie. En revanche, pas de service de rade, mais les bateaux taxis comme dans toutes les îles que nous aborderons ensuite, nombreux et colorés défilent à longueur de journée.

A terre, les formalités de clearance, avec la douane et les services d’immigration dans des guichets contigus, dans un bâtiment de style néo-classique avec perron à balustrade, sont un modèle d’efficacité inspirant vu du point de vue de l’usager. L’œil de l’expert de la fonction publique française n’aurait toutefois pas manqué de remarquer et de réinterroger l’effectif visiblement conséquent derrière le guichet, mais pas de postes « cachés » avec la plateforme en open space.
Les échoppes et les étals colorés sont tout de même très orientés vers l’accueil des touristes débarquant en norias de baleinières, pour quelques heures, des paquebots de croisière qui s’ancrent chaque jour, au large de la baie.
Ensuite, Le 13 janvier nous partons pour Mustique, l’île « des milliardaires »… Les célébrités, dont les premiers furent David Bowie, Raquel Welch, Mike Jagger ont, dans la foulée de la Princesse Margaret, privatisé la plus grande partie de l’île, et on ne peut guère qu’en faire le tour à pied et juste accéder sur les hauteurs au village local aux maisons modestes, habitées par les techniciens de la production d’eau potable par dessalinisation et d’électricité par une centrale à fuel, et par les personnels de service des luxueuses et inaccessibles propriétés, certaines visibles du mouillage.

Les bords de mer sont très entretenus, les portions de sable sont ratissées chaque matin, des petits coins ombragés et aménagés sont disponibles à la réservation pour les propriétaires de l’île pour organiser des barbecues… Mais les vraies stars sont les tortues!


L’étal du village de pêcheurs nous a confirmé, si cela était encore utile, que nous avions eu raison de nous régaler avec nos amis Ch’ti du superbe barracuda de 85 cm pêché en arrivant.

Nous avons fait confiance à l’unique gardien du mouillage (une quinzaine de bateaux) qui nous a confirmé la comestibilité de ce poisson dans cette zone, excessivement dangereux dans les îles plus au nord car porteur de la ciguatera. La ciguatoxine serait la conséquence de la dégradation des récifs coralliens, car elle se développe sur les coraux morts.
Ensuite, route vers Canouan, sa baie poissonneuse et ses fonds « couverts » de langoustes. La technique pour les attrapper reste à améliorer. Nous avons préféré – en fait un peu contraints par notre maladresse – faire confiance à William, un des pêcheurs locaux, qui allait les chercher sur commande. A terre, le décor était bien différent car ici aucun paquebot de croisière ne vient mouiller à proximité. L’ambiance dans le village est beaucoup plus locale et un peu moins léchée !
De Canouan, nous allons en une courte traversée vers Meyrau, Salt Whistle Bay, la carte postale. Jamais, nous n’avions vu un si petit mouillage à ce point optimisé !

Mais c’est calme alors tout ce passe bien, enfin cette fois-ci. Ancré à quelques mètres du rivage et des cocotiers, nous avons pu apprécier en direct la faune nocturne de l’île. A notre réveil, dans le carré, les bananes avaient disparu, mais les effets concrets de leur digestion par nos visiteuses avaient maculé le sol, les banquettes blanc cassé, les cloisons ….. une paire d’heures de nettoyage après avoir libéré les deux malheureuses chauves-souris, restées prisonnières, emberlificotées dans le filets suspendus à fruits et légumes.
Prochaine étape : Tobago Cays……

2 commentaires sur “Cap au Sud

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  1. Vu de saint brieuc aujourd’hui, gris gris, la transparence de l’eau de vos photos fait tout simplement rêver.la biz.mireille.

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